Bon, j’ai pris plusieurs jours pour lire toutes les discussions concernant les modifs potentielles sur la transmission du Tmax sur Tmax-Mania.
J’ai pas mal bidouillé sur ce sujet aussi sur mon Xmax 125, et comme je viens de passer au Blackmax 500 (enfin !!!), je me suis dit qu’un petit bilan s’imposait pour mettre à plat toutes les possibilités de modifications, leurs avantages et leurs inconvénients. (surtout qu’il y a manifestement matière à débattre).
Donc, je me lance :
1)les galets :
C’est la modif la moins chère à réaliser, quand on cherche à « dynamiser » son Maxou.
D’origine, les galets du vario d’origine sur le Tmax pèsent 19g (18.7g j’ai cru lire, pour être exact), afin de répondre aux exigences en terme de pollution, en faisant baisser sciemment le régime moteur à une vitesse donnée.
Monter des galets plus légers permet de retarder la « fermeture » du vario, en permettant au moteur de prendre plus de tours. Sur une transmission à variation, on cherche essentiellement à utiliser non pas le couple mais la puissance du moteur, placée forcément plus haut dans les tours que le couple…
Alléger les galets permet donc de faire travailler le moteur dans une plage de régime située entre le couple Max et la puissance Max, alors que les galets d’origine font plus travailler le moteur sur son couple.
D’une manière générale, plus on allège les galets (dans une certaine mesure), plus on gagne en performance au démarrage, accélération et reprises, mais on risque de perdre en Vmax, les galets n’étant plus suffisamment lourd pour pouvoir fermer totalement le vario par la force centrifuge (visible par une absence de marquage de la courroie sur l’extérieure de la pente du vario).
Le net avantage, c’est que les galets yamaha ont les mêmes dimensions que les galets malossi ou polini ou « autolubs » et sont donc totalement interchangeables entre varios de différentes marques.
Il existe différentes marques de galets, et différentes formes :
Les galets ronds : les plus classiques.
Galets yamaha de Majesty 400 : ils pésent 15g (14.9g exactement), ne coutent pas chers, qualité origine yamaha, donc usure quasi-identique aux galets d’origine.
Points positifs : pas chers, très fiables, et déjà bien efficace.
Points négatifs : pas aussi performant que les autres.
Galets malossi : disponibles avec pleins de grammage différends, ils ont la particularité de devoir être monté dans un sens bien précis.
Points positifs : relativement fiables mais moins que les Yamaha, un poil plus performant.
Points négatifs : usure un peu plus rapide que les Yam, sens de montage à respecter, sinon, ça peut donner ça:
Galets polini : disponibles avec pleins de grammage différends,
Points positifs : encore un poil plus performant que les malossi, pas de sens de montage particulier à respecter
Points négatifs : usure encore un peu plus rapide que les malossi.
ci dessous, à droite, des polini, au milieu des malossi et à gauche des yamaha.
Galets « autolubs » ronds : censés devoir travailler avec une languette de la même matière (téflon ??), disponibles avec pleins de grammage différends :
Points positifs : relativement plus fiables que les malossi ou polini, sensiblement identiques aux Yamaha en termes d’usure, mais plus performant, on manque encore de recul sur ces « autolubs » ronds.
Points négatifs : y’en a-t-il ??
Galets « autolubs » en forme de came :
Disponibles avec pleins de grammage différends.
Points positifs : relativement fiables, plus performant à grammage identique que les galets ronds, usure très lente (à modérer selon les cas, et les configs de chacun).
Points négatifs : ces galets ont d’abord suscité beaucoup d’enthousiasme, avant de finalement se rendre compte qu’eux aussi étaient censés travailler avec une piste de la même matiére. Plusieurs utilisateurs ont vu leurs vario polini tomber en ruine avec ces galets : l’alu trop tendre du vario ne résistant pas à ces galets trop résistants. Néanmoins, d’autres utilisateurs les ont montés dans leur vario d’origine, et en sont globalement très content (pas d’usure des pistes du vario Yam)

Pour conclure sur les galets, d’une maniére générale, un grammage de 14-15g par galet semble être le meilleur compromis perfs/usure.
2)les varios
On peut donc carrément changer le variateur, car malossi et polini ont développés des varios présentant des pentes différentes, et des profils de piste où coulissent les galets eux aussi différends. Leur prix varie de 200 euros environ (malossi), jusqu’à plus de 320 euros pour un polini allégé. Le vario d’origine Yam coute dans les 110 euros:
Vario origine : avec des galets de Majesty 400, ou des autolubs ronds ou en forme de came, le vario Yam est le plus fiable. Un petit coup de tournage-fraisage pour l’alléger un peu, et ça améliore encore les perfs. Beaucoup d’utilisateurs ont choisis cette config, car c’est sans doute la plus rentable en terme de rapport prix/gain de perfs sans taper dans la fiabilité.
Vario polini : c’est le vario qui suscite le plus d’enthousiasme de par ses performances « ON-OFF », mais aussi le plus décevant en terme de fiabilité à cause de son usure bien trop rapide, surtout avec les galets « autolubs » en forme de came. Lui aussi est dispo « allégé » pour les plus radicaux des Maxeurs.
un polini trés abimé par les autolubs en forme de came:
Vario malossi : il semble être le parfait intermédiaire entre le polini et l’origine, à la fois en terme de performance et de fiabilité. Il est moins brutal dans sa façon de délivrer la force motrice que le polini (moins de sensations), un peu plus linéaire et confortable, mais néanmoins plus performant que le vario d’origine. Son allégement est là aussi possible pour une inertie moindre, mais il faut dans ce cas faire appel à un tourneur fraiseur.
3)
Ressort de poussée malossi :
Le ressort de poussée (ou ressort de contraste) sert à contrer la tendance qu’a le correcteur de couple à s’ouvrir sous l’effet de la fermeture du vario (principe de la double variation). En montant ce ressort plus dur de 14% que celui d’origine, le correcteur de couple s’ouvre moins facilement et oblige le vario à rester fermé un peu plus longtemps dans la phase de démarrage, aboutissant à un net gain en pêche au démarrage du scoot, une vivacité accrue.
4)Le coussineto :
Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une calle se plaçant sous le ressort de poussée, afin de le durcir encore un peu plus, et augmenter ainsi le temps que le vario va mettre à se fermer. Cette calle permet au moteur de retomber moins rapidement dans ses tours quand on relâche la poignée, permettant des relances instantanées et plus virulentes. Néanmoins, nombre d’utilisateurs ayant monté cette calle l’ont redémonté rapidement, à cause essentiellement de la perte sensible de frein moteur, et surtout de démarrage trop virulents, mettant le scoot en travers au démarrage sur chaussée humide..
5)La modif de l’embrayage :
L’embrayage peut lui aussi être modifié, mais c’est plus rare car toutes les modifs concernant l’embrayage conduisent à une utilisation délicate du Maxou, et à une usure très rapide de l’embrayage.
On peut monter des calles de 1.4mm sous chaque petit ressort qui permettent de désolidariser (au repos) tous les disques (embrayage multidisque centrifuge).
Ainsi, les disques mettront un peu plus de temps à se coller les uns aux autres lors des démarrages, permettant ainsi au moteur de prendre plus de tours avant de transmettre la force motrice à la roue arriére. Démarrages virulents en prévision (peut être trop, on peut monter des calles un peu moins épaisses), mais délai d’accroche rallongée et scooter en roue libre plus tôt (attention aux virages en épingle à ne pas tomber à cause d’une mise en roue libre par un embrayage trop « contré »).
On peut aussi enlever plusieurs des "masselottes" qui servent à plaquer les disques entre eux par la force centrifuge, sur le même principe que les galets dans le vario. Bien entendu, il faut respecter l'équilibrage de l'ensemble, et enlever ces masselottes de façon symétrique par rapport au centre...
Les effets et conséquences sont les mêmes que ceux décrits juste avant, et sont même cumulatifs entre eux…