Afficher un message
Vieux 06/01/2011, 19h05   #31
STEF2B
Membre addict
 
Avatar de STEF2B
 
inscrit le 05/09/2010
de VENACO - HAUTE CORSE
MP3 400 LT

Messages: 1575

Pouvoir de réputation: 580
STEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de MarsSTEF2B croise des soucoupes volantes autour de Mars
Observatoire national interministériel
de la sécurité routière
Louis Fernique, ONISR
Le 7 juillet 2010
Note technique
Objet : Les statistiques de l’accidentalité routière.
Données définitives et données provisoires


A. L’acquisition des données définitives : le fichier BAAC
L’analyse de l’accidentalité routière se fonde en bonne part sur le fichier national des accidents corporels (ou fichier « BAACC »), constitué comme suit :
Chaque accident corporel fait l’objet d’un « bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation (ou fiche « BAAC »), saisi par l’unité des forces de l’ordre qui intervient sur la scène d’accident. La fiche actuelle comporte plus de 60 items principaux (détaillant les caractéristiques et lieux de l’accident ainsi que les véhicules et usagers impliqués). La première fiche BAAC, manuelle, a été émise en 1938. L’informatisation du dispositif remonte aux années 70, une continuité remarquable et
précieuse en matière statistique.
La fiche BAAC, strictement anonyme (pas d’identifiant nominatif), comporte des items tardifs indisponibles dans les premiers jours ou semaines après l’accident, notamment son bilan définitif (décès à 30 jours, selon la norme statistique européenne) et le cas échéant les résultats des tests aux
stupéfiants.
Aujourd’hui prés de 3500 unités de terrain émettent au long de l’année les fameuses fiches BAAC. Il s’agit des 3 000 brigades de gendarmerie, des 465 circonscriptions de sécurité publique, des 13 compagnies républicaines de sécurité, de la préfecture de police de Paris (PP) et de la police aux frontières (PAF), chacune sur son réseau routier de compétence. Transmises électroniquement et regroupées par le canal des corps émetteurs, les fiches sont ensuite versées dans le « Portail accidents », une application de type Web mise en oeuvre par l’ONISR. Ce fichier consolidé est alors
soumis à deux niveaux de contrôle qualité, le premier à l’ONISR et le second décentralisé. La validation terminale des fiches, par le canal du « Portail », incombe ainsi aux observatoires départementaux de la sécurité routière (ODSR), qui opèrent les vérifications ultimes en liaison avec l’unité émettrice si nécessaire.
Ce processus exhaustif, appliqué à plus de 70 000 fiches annuelles, est long. Classiquement, la validation intégrale du fichier complet d’une année donnée est acquise courant juin de l’année suivante.
Cela donne lieu à la publication du bilan annuel définitif de la sécurité routière (chiffres clés et grandes lignes portés à connaissance du public en juin-juillet, bilan intégral avec analyses approfondies publié par la Documentation française en octobre suivant).


Le fichier BAAC, très riche en information, autorise tous les croisements de données, les analyses de concentration, les mises en perspective avec des données exogènes de contexte ou d’exposition au risque routier disponibles selon leur propre rythme (comme les indices de trafics, par exemple, ou les
résultats des enquêtes-ménage sur l’évolution de la mobilité , etc.). Il est la source principale des diagnostics nationaux ou locaux sur l’insécurité routière, des comparaisons internationales ou des travaux de recherche, qui vont éclairer et guider les politiques de sécurité routière.
Le « Portail accidents », l’application de type Web qui est le vecteur de la consolidation du fichier BAAC, a été rendu opérationnel début 2009 et son développement logiciel se poursuit, piloté par le Sétra (Service d’études des transports, des routes et de leur aménagement) pour le compte de l’ONISR. C’est une étape majeure dans un vaste processus de modernisation des outils du domaine accidents, initié dès 2004, dont le principe directeur est une large décentralisation du contrôle qualité du fichier, et un objectif majeur le raccourcissement des délais de vérification.
A cet effet, ont accès direct au Portail les opérateurs impliqués dans le processus de contrôle qualité du fichier : administrateurs nationaux ou locaux, ou bien correcteurs du fichier. Il s’agit principalement de la centaine d’ODSR (observatoires départementaux de la sécurités routière) et dans certains cas des entités gestionnaires de voirie – services des conseils généraux, agglomérations ou villes,
directions interdépartementales des routes – quand elles corrigent les données propres à leurs réseaux sous la supervision des ODSR, sous le régime d’une convention ad hoc.
Les données BAAC de l’année 2009 constituent ainsi le premier bloc annuel de données traité à travers le « Portail accidents » par une chaîne d’opérateurs reconfigurée. Le rodage de cette nouvelle chaîne et le réglage continu de l’application « Portail » (enrichissement progressif de nouveaux modules, débogage en continu) avaient, fin 2009, largement contribué à faire déraper le calendrier théorique de vérification au mois par mois. Ce retard accumulé a pu être pratiquement rattrapé au
printemps grâce à une mobilisation exemplaire à tous les niveaux. Au final, ce premier exercice annuel des BAAC sous « Portail », a pu être conclu à la mi-juin 2010, en retard de quelques semaines sur le calendrier des années précédentes. Un résultat acceptable pour cette année d’apprentissage, mais l’objectif initial ne sera atteint que si l’an prochain, on réalise au contraire une avance substantielle.
La base officielle de l’accidentalité 2009 est maintenant disponible à l’exploitation. et son exploitation (tant au plan national par l’ONISR qu’au plan local par le réseau des ORSR/ODSR).
Ainsi l’ONISR livrera début juillet ses premières analyses en chiffres définitifs, sous forme de bilan préliminaire de la sécurité routière pour 2009 puis publiera vant fin 2010 via la Documentation Française le Bilan 2009 complet, selon le calendrier habituel.




B. La collecte des données provisoires : les remontées rapides
A côté de cet appareil statistique au long cours, il est bien sûr indispensable de disposer beaucoup plus rapidement d’indicateurs sur les fluctuations immédiates de l’accidentalité. Ce sont autant de signaux d’alerte à chaud sur d’éventuelles dégradations de la situation, au plan local ou national, qui peuvent appeler des réactions à moins d’un ou deux ans de distance : alerte ou sensibilisation du public, ciblage de la pression de contrôle, ajustement de mesures diverses, etc.

Les « remontées rapides », collectées chaque mois, répondent à cet objectif d’observation à chaud.


Les accidents n’y sont pas individualisés. Ce sont de simples décomptes provisoires, établis manuellement sur la base des mains courantes des mêmes unités de terrain, indépendamment de la saisie des fiches BAAC au contenu bien plus expert. Arrêtés très tôt après la fin du mois, ils ne donnent qu’une vue provisoire du bilan mensuel : entre autres, le dénombrement des décès imputés aux accidents du mois est celui connu à la date d’arrêt, soit, pour les derniers accidents du mois, près d’un mois avant clôture du décompte mortel « à 30 jours » (qui est la norme statistique européenne).
__________________
STEF2B est déconnecté