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Vieux 04/03/2007, 12h20   #1
B*******i
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de l'intêret des radars automatiques

Je vois de plus en plus d'articles sur le forum, quand aux radars automatiques, il serait peut être bien d'en discuter.

Ça commence à bouger, mais doucement.

Il serait intéressant de parler un peu de politique générale sur ce forum.
On ne parlera pas clivage droite/gauche, ce n'est pas le but du jeu, les courants fondamentaux faisant une politique peu ou prou analogue.

Puisque on arrive à une échéance des présidentielles.

On revient sur les causes de la mise en place des radars automatiques, lors des dernières, le leitmotiv était la lutte contre l'insécurité.

Effectivement les français ne se trouvaient plus en sécurité. Ce que tout le monde à droit, la sécurité, la paix et la tranquillité publique.
Sarko en fait un cheval de bataille.

Mais qui en fait un amalgame des sa prise de fonction.

IL A CONFONDU SCIEMMENT L INSECURITE ET L INSECURITE ROUTIERE!!!!!


Les gens en avaient marre de se faire casser leur voiture, voler leur scoot ou leur vélo, d'être la cible d'incivilités, pour en pas dire plus, que les gosses se fassent rackettés dans les collèges, de ne pas pouvoir sortir le soir en famille au cinéma sans risquer de se battre.

C'était le sens du vote sécuritaire pour le commun des Français.

Je suis persuadé que le fait qu'il y a des pères de famille roulant à 140 km/h sur l'autoroute, ou des conducteurs de scooter se garant sur les trottoirs parisiens, n'empêchait pas le français moyen de dormir.

Mais l'amalgame était facile à réaliser, la cible devenait politiquement correcte, on allait taper sur les vaches à lait, que sont les conducteurs/travailleur, d'abord il y avait de l'argent (impôt) à en retirer, tout en étant sur, que ces derniers n'allaient pas prendre d assaut les mairies, ni mettre le feu dans les banlieues.

On vient de voir le fond, attardons nous un moment sur la forme.
Il restait à mettre en place les moyens d'une telle politique.

Quelle est la différence entre une démocratie et une dictature??

Dans un système autoritaire, on place un policier à chaque coin de rue, derrière chaque feu rouge. Les citoyens sont systématiquement contrôlés.

Dans une démocratie, on instaure un système de loi et de règlement, et on demande aux citoyens de s'y plier.
La police opère épisodiquement un contrôle ponctuel et aléatoire à un feu, et sanctionne les infractions. Le contrôle au feu n'étant pas systématique, il est évident que la sanction doit être lourde, par rapport à une dictature où le contrôle est automatique.
Les gardes fous sont mise en place aussi.

Le policier est seul juge, sur la voie publique. Il sanctionnera où pas, le contrevenant, suivant son intime conviction, où pourra rappeler les règles de sécurités et faire autant de prévention que répression.

Sans compter que l'analyse humaine de la situation est requise, pour quelques règles fondamentales de la vie en communauté.

Par exemple "nécessité à force de loi" : on n'est pas sanctionné si pour une raison exceptionnelle on est obligé de transgresser les règlements. (Il n y a pas d excès de vitesse, avec un blessé grave dans la voiture que l'on conduit en urgence à l'hôpital)

ou "force doit rester à la loi", c est suffisamment explicite, il y en a quantité d'autre, qui font que seule, une appréciation humaine est obligatoire.

Ces points étant détaillés, nous en arrivons à ce qui nous concerne.

La mise en place des radars automatiques. J'aimerai que nous y réfléchissions quelques secondes.

Nous avons donc un positif automatique (qui relève de la dictature, le policier derrière chaque feu),

Nous avons un dispositif automatique sans appréciation humaine de la situation, puisque automatisé de la constatation de l'infraction à la sanction.

Nous avons un dispositif qui n'agit pas coercitive ment pour faire cesser l'infraction.

Nous avons un dispositif qui n'a aucune tolérance puisqu'il sanctionne les excès de 1km/h.

et surtout, c est le dernier point et le plus grave à mes yeux.

On a un dispositif automatique, qui dispense des sanctions extrêmement lourdes relevant des dispositions législatives du contrôle aléatoire des démocraties et non systématique des dictatures.