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Vieux 23/04/2009, 12h19   #1
Pape SECK
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TRAUMATISMES CRANIENS, DEGATS CORPORTELS, BLESSURES MORTELLES: Le scooter meurtrie les Sénégalais
Le Sénégal n’est pas loin d’enregistrer un cas d’accident de scooter par jour. Et les 50 % d’accidents sont causés par les deux roues. Plus grave encore, 25 % des accidents sont à l’origine des cas de fracture et de traumatismes crâniens, selon une étude clinique réalisée au Sénégal, il y a de cela deux années. Autrement dit, les accidents de scooter constituent une réelle menace pour la société et devient un véritable problème de santé publique. C’est le constat alarmant que des orthopédistes ont dressé hier à l’UCAD, à l’occasion de la deuxième journée de la semaine de la prévention routière.










En effet, le constat est plus qu’alarmant. En moyenne 55 % des blessés ou des tués enregistrés à l’hôpital Hoggy sont dues aux deux roues. Les traumatismes routiers dus aux scooters ne font qu’augmenter de jour en jour en causant un lourd tribut à la société.

En s’exprimant hier mercredi sur la question, le professeur Mouhamadou Habib Sy chef de service de l’Orthopédie de l’hôpital Grand Yoff (Hoggy), n’a pas hésité à sonner l’alerte face aux véritables dangers et menaces qui planent sur la vie des citoyens, notamment sur celle des personnes qui conduisent des deux roues sans casques. A en croire ce chef de service d’Orthopédie, une étude clinique menée au Sénégal a révélé que 50 % des accidents routiers sont causés par les deux roues. Selon la même étude clinique présentée hier mercredi à l’occasion de la semaine de la prévention routière, parmi 246 accidentés qui ont été enregistrés, les trois ont perdu la vie du fait qu’ils ne portaient pas de casque. En outre, les résultats de cette étude indiquent

que sur les 246 accidentés, seuls les 99 portaient des casques selon toujours le Pr Sy. Il avertit toutefois que ceux qui ne portaient pas de casques courent 300 % de risque de se retrouver avec des lésions graves pouvant entraîner la mort. Pis, selon la même étude, la tranche d’âge la plus touchée par le phènomène est de 30 ans. Les études ont aussi démontré que 175 victimes étaient des conducteurs et les 36 étaient des passagers et le reste des piétons.

Les études ont aussi montré que 141 accidentés viennent du centre de Dakar, les 99 de la banlieue contre O5 en provenance des régions et O1 de l’étranger. Parmi les modes d’évacuation à l’hôpital, les 146 ont été acheminés par les Sapeurs pompiers, les 87 par un véhicule particulier et les O9 par Samu.

Ces statistiques ont révélé que l’essentiel des traumatismes enregistrés était dû à des motos. Ces personnes peuvent en sortir avec des lésions traumatiques au niveau du genoux et de la cheville. D’autres en sortent avec des lésions graves voire mortelles ou des cas de traumatisme du rachis, de déboîtement de genoux. Il s’agit en somme de lésions graves pouvant compromettre l’avenir des articulations des accidentés.

Face à cette situation, le professeur soutient que le port du casque est l’une des mesures préventives qui peut amortir et protéger la gravité du choc. Mieux, il peut réduire la mortalité de façon drastique. Il urge dès lors, selon le professeur, de mettre sur pied un Comité national de lutte contre les accidents routiers avec une cellule de veille. Ceci est d’autant plus nécessaire qu’il n’existe,selon lui, aucune structure adaptée pour accueillir ceux qui ont besoin d’un long séjour dans les hôpitaux. Il existe moins de 200 lits d’hospitalisation d’urgence à Dakar alors que 2 millions d’habitants vivent dans la capitale et sa banlieue.

Un autre spécialiste des accidentés de la route est, quant à lui, revenu sur cette question devenue un véritable problème de santé publique avant d’annoncer que le Sénégal n’est pas loin d’enregistrer un cas d’accident de scooter par jour. En dénonçant haut et fort le non respect par ces conducteurs de scooters de toute la réglementation contraignant notamment le code de la route qui leur interdit de doubler n’importe comment.
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