Afficher un message
Vieux 31/10/2008, 17h32   #19
hichem77
Membre
 
inscrit le 11/10/2008
de 91
Burgman executive

Messages: 383

Pouvoir de réputation: 9
hichem77 est sur le bon chemin...
Tiens pappy lis ça, t'as pas du le voir en 45 quand t'as passé ton permis



b) La 'Technique' de base du Contre-braquage:

Basée sur le 'Principe' du Contre-braquage, elle est la principale technique de conduite enseignée dans les écoles de conduite de moto.
Son enseignement se résume ainsi:
- En dessous de 30-40 Km/h, la technique n’est pas utilisée parce qu’elle risque d’entraîner une chute rapide. Certains affirment même que le guidon doit être orienté du côté où l’on souhaite aller comme en auto. C'est faux, ça contredit le principe de base du contre-braquage lui-même.
- Au delà de 30-40 Km/h, la technique consiste à pousser sur le guidon du côté où on souhaite aller afin d’entraîner un 'contre-braquage' qui pousse le 2-Roues à se pencher du bon côté pour amorcer le virage dans la bonne direction.
Noter que la plage de 30-40 Km/h est une 'zone grise'. Elle varie d’un instructeur et d’une école à l’autre. Certains la situent plutôt à 25 Km/h et ce dont elle dépend n’est pas clair.
c) La 'Technique' du contre-braquage est un mariage du 'Principe' de base du Contre-braquage avec les réactions gyroscopiques et la géométrie de direction:

À première vue et sans y avoir réfléchi, la technique du contre-braquage est surprenante pour un non-initié. Malgré cela, beaucoup de motocyclistes apprennent tout de même seul et par réflexe à l’appliquer à moto à des vitesses de l’ordre de 100 Km/h. C’est compréhensible parce que, à ces vitesses, il suffit de pousser légèrement sur le guidon, à droite par exemple, pour constater que la moto se penche et s’oriente du même côté.
Dans ce cas, les réactions gyroscopiques font que la roue avant génère des contre-réactions qui empêchent le conducteur de trop pousser sur le guidon et lui donnent l’impression qu’il y a de la résistance et de la stabilité.
Mais du même coup, ces réactions gyroscopiques font que l’orientation suivant (3) du guidon, génère une inclinaison de la roue avant suivant (4). Aussi, l’orientation suivant (3) du guidon fait que le point de contact de la roue avant au sol s’oriente suivant (5). Donc une force centrifuge incline la moto suivant (4), ou on peut aussi raisonner que les points de contact roues-sol fuient vers (5) de sorte que la moto tombe suivant (4).
Donc autour de 100 Km/h, la technique du contre-braquage explique que les réactions gyroscopiques se combinent aux forces centrifuges pour engendrer une amorce de virage.
Une fois engagé dans le virage, le conducteur cesse de pousser sur le guidon. Grâce à nouveau aux effets gyroscopiques et à la géométrie de direction qui stabilisent tous deux la moto, celle-ci demeure stable dans la courbe entreprise. Lorsque vient le temps de redresser la moto, le conducteur pousse sur le guidon dans la direction opposée pour la ramener à la verticale.
Autour de 100 Km/h, la théorie du contre-braquage explique donc comment se fait l’amorce d’un virage, mais ce sont les réactions gyroscopiques et la géométrie de direction qui expliquent la stabilité dans le virage une fois qu’il a été amorcé.
d) Différentes interprétations de la technique du contre-braquage:

La plage de 30-40 Km/h est une 'zone grise' variable. En plus et puisque plusieurs motocyclistes apprennent seuls, par réflexe et sans cours de conduite, à faire du contre-braquage à vitesse élevée, ils ne l’apprennent pas nécessairement de la même façon. Plusieurs apprennent plutôt à tirer sur le guidon du côté opposé à celui où ils veulent se diriger. Évidemment ça revient presque au même et il est possible que sans s’en rendre compte, ils poussent aussi en même temps sur le guidon du côté où ils veulent aller.
La situation est aussi différente à vélo où les vitesses et les masses des roues sont nettement moindres que pour la plupart des motos. Les réactions gyroscopiques qui dépendent de ces deux facteurs sont aussi nettement moindres. Donc à vélo, ces réactions gyroscopiques participent moins à limiter les actions du conducteur et à assurer la stabilité du vélo. Ceci peut expliquer que la technique du Contre-braquage est moins découverte par soi-même, moins connue, moins enseignée, moins appréciée et moins appliquée dans le monde du vélo que dans celui de la moto.
e) La technique du contre-braquage n’explique pas clairement et complètement la conduite d’un 2-Roues:

Autour de 100 Km/h, la technique du Contre-braquage indique de pousser-tirer sur le guidon du côté où on souhaite aller. Mais en dessous de 30-40 Km/h et quoique le principe de base du contre-braquage demeure irréfutable, on n’exerce pas des secousses de tire-pousse sur le guidon pour conduire un 2-Roues, vélo ou moto. La conduite se fait plutôt tout en douceur, aussitôt qu'une main est placée sur le guidon. Certains enseignent même que la technique du contre-braquage ne doit pas être appliquée à basses vitesses parce que les coups sur le guidon peuvent être assez rapides pour projeter le 2-Roues au sol.
Ainsi, la technique du contre-braquage n’explique pas clairement et complètement comment un 2-Roues tient debout et se conduit si bien aux vitesses en dessous de 30-40 Km/h, aussitôt qu'une main est placée sur le guidon.

f) La technique du contre-braquage génère de la confusion:

De toute évidence, la technique du contre-braquage génère de la confusion puisque:
- Ce n’est pas la même chose qui est enseignée en dessous et au dessus d’une certaine vitesse, avec une zone grise entre les deux.
- Certains apprennent à pousser d’un côté du guidon alors que d’autres apprennent à tirer de l’autre.
- De par le principe de base du Contre-braquage, il faut toute façon orienter le guidon du mauvais côté pour amorcer un virage.
- Et une fois ce virage amorcé, le guidon doit tout de même obligatoirement finir par devoir être ré-orienté dans la bonne direction pour s’y diriger, sans qu’on sache à quel moment ni pourquoi ça se produit, surtout à basses vitesses.
g) La technique du contre-braquage peut être dangereuse:

En situation d’urgence pour éviter un objet sur la route, un conducteur peut être surpris. À cause de l’inversion gauche-droite du contre-braquage, il peut alors perdre du temps à réfléchir à la bonne façon d’agir sur le guidon pour s’orienter dans la bonne direction. Ce délai peut être dramatique. Pire encore, le conducteur peut se tromper et orienter la roue avant du mauvais côté, soit dans la direction où il veut se diriger comme il le fait en auto, mais avec conséquences potentiellement fatales.
En plus, l’inconnue et l’incertitude liées à la confusion générée par la technique du contre-braquage, peuvent augmenter les craintes conduisant à figer devant l’imminence d’une collision. Le temps de réaction peut ainsi être augmenté d’avantage.
Aussi, la technique du contre-braquage suggère de pousser sur le guidon puis de laisser la moto s’engager dans la courbe. Cette technique favorise ainsi un état d’observation de la moto et ses réactions. Si le conducteur fige et oublie la technique du contre-braquage, cet état d’observation et l’urgence d’agir peuvent l’amener à tenter de tourner le guidon dans la direction où il veut s’orienter comme il le fait en auto. Puisqu’il est alors très attentif parce qu'il est stressé, il est susceptible de cesser de tourner le guidon en constatant son effet négatif. L’imminence encore plus grande d’un accident peut le pousser à tenter sa manœuvre à nouveau sans plus de succès. Il se retrouve alors piégé et ne peut plus rien faire.
On pourra affirmer que le conducteur aura fait de la 'Fixation du regard' ('Target Fixation'), un peu comme quelqu’un debout sur le bord d’un toit d’édifice élevé qui risque de faire une fausse manœuvre, trébucher et tomber dans le vide. En réalité, il aura été piégé par la technique du Contre-braquage qui l’aura insécurisé et placé dans un état d’observation, et piégé par le principe de base du contre-braquage qui l’aura empêché d’agir pour s’en sortir. C’est comme si en plus d’être terrorisé sur le bord d’un toit, il marchait sur une glissade penchée vers le vide.

h) La technique du contre-braquage est rapide mais imprécise:

En situation d’urgence comme sur une route où un objet serait tombé d’un véhicule devant une moto, la technique du Contre-braquage a l’avantage de pouvoir être appliquée très rapidement en donnant un coup sur le guidon pour amorcer le virage d’évitement. Le contre-braquage peut ainsi être plus rapide que l’application simple de la théorie Dos-Bras-Guidon.
Mais c’est à cause de cette rapidité que la technique du contre-braquage est contre-indiquée aux vitesses en dessous de 30-40 Km/h, où la moto peut être trop rapidement projetée au sol. Cette rapidité a aussi un autre désavantage au dessus de 30-40 Km/h: Le coup sur le guidon assure d’amorcer très rapidement le virage d’évitement, mais rien ne garantit que la moto ne parte dans la bonne direction ni qu'elle atteigne la bonne position latérale sans la dépasser ('Overshoot'). Sur la route, il est crucial de ne pas se jeter contre le trafic arrivant en sens inverse. Il faut tourner juste comme il faut pour éviter l’objet puis se ré-orienter afin de continuer dans une voie latérale.
De par sa rapidité, la technique du contre-braquage ne garantit pas non plus la précision de conduite nécessaire dans une courbe étroite à une seule voie bordée de murets de béton, comme une bretelle d’entrée-sortie d’autoroute.
i) La technique du contre-braquage s'est montrée utile mais elle est perfectible:

La technique du contre-braquage n’a certainement pas que des défauts.
Elle a le mérite d’être fonctionnelle dans un grand nombre de cas au dessus de 30-40 Km/h et de pouvoir être enseignée et transmise à un grand nombre de motocyclistes. Elle peut ainsi réduire les chances qu’ils tentent de tourner le guidon comme avec une auto. Aussi, elle peut être combinée à la théorie Dos-Bras-Guidon, pour l’accélérer en cas d’urgence.
On peut simplement considérer que la technique du Contre-braquage n’est pas parfaite et qu’elle peut être améliorée par l’apport de la théorie Dos-Bras-Guidon avec ses recommandations.

LE CONTRE BRAQUAGE SERT AUSSI A L EVITEMMENT !!! Si tu nies ça t'es sois de mauvaise foi soit stupide dans les deux cas t'es pathétique. Serieux tu m'as rendu ouf lol t'as une ducati t'as 60 ans permis et tu viens me dire droit dans les yeux avec ton audace que tu prends pour du savoir ou de l'experience que le contre braquage ne sert pas à l'evitemment.

Dernière modification par hichem77 ; 31/10/2008 à 17h42..
hichem77 est déconnecté